
Un vieil
empire à la veille d'être submergé par le flot
des barbares. Le peuple est résigné et abattu. Dans
le palais de l'Empereur règne une atmosphère de mort
et de désespoir. Même le spectacle de la beauté
inoubliable de la fille de l'Empereur ne peut rompre cet envoûtement
funèbre. Arrive Simon Agnel, Tête d'Or. Il galvanise
le peuple, se met à la tête de l'armée et part
à la conquête du monde...
NOTE D’INTENTION
Tête d'Or s'inscrit dans la continuité
d'un travail commencé avec notre compagnie il y a vingt ans
maintenant. Un travail qui remet l'acteur au centre de l'acte théâtral.
Les personnages de "Tête d'Or" sont face au poids
de l'inexorable destin. Mais ils ont la possibilité de conserver
le moment du choix clairvoyant, le moment de la personnalisation,
le moment où, dans un ciel parsemé d'étoiles,
ils choisissent une étoile.
Si Simon Agnel cherche une vérité, c'est ainsi que
nous sommes nous-même en recherche constante de la vérité
de nos personnages.
Un personnage, au théâtre, n'est pas le vecteur d'une
idée. Il vit, et sa richesse intérieure ne se contente
plus des frontières réductrices et didactiques qui
le mettraient au service d'une pensée. Sa richesse est comme
celle de la vie : complexe et infinie. Émouvoir l'âme
et stimuler fructueusement l'esprit.
Cherchant toujours à discerner la vérité et
la sensibilité du personnage, nous nous rendons compte qu'il
peut s'y dissimuler quelque chose d'universel et de gracile. Ce
qui est populaire avec authenticité n'est jamais vulgaire
et ce qui, au théâtre est humain, vaut toujours par
l'image qu'il nous rend de nous-même. Prendre le risque du
vivant...
C'est l'histoire d'un homme qui explore le monde avec le feu et
l'épée, pour savoir si vraiment le grand monde contient
quelque chose qui le satisfasse.
Yvan Garouel
"C'était la dernière expérience
que je voulais faire, c'est l'homme qui explore le monde avec le
feu et l'épée, pour savoir si vraiment le grand monde
contient quelque chose qui le satisfasse, et qui ne le trouve pas".
Paul Claudel
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