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LYDIE: |
Dis-moi que c’est pas vrai. Je t’en supplie. (Claire baisse
le regard. Un long silence) En quoi je peux croire, après ça?
En l’Homme? Comme tu le prêches, si bien...? “Il faut croire en
l’Homme”... (Silence) Figure-toi que j’avais eu des soupçons,
à plusieurs reprises, des “mauvaises pensées” qui m’avaient traversé
l'esprit, et je les avais chassé, aussitôt. J’en avais eu honte!
J’avais eu honte de moi, de penser une chose pareille, de me méfier
de vous, de toi. Je m’étais senti un monstre. J’avais mis ça sur
le compte de la jalousie, oui! figure-toi! Je m’étais dit: tu penses
ça parce que tu es jalouse de Claire! Tu me dégoûtes! Toi, la perfection
incarnée! Comment tu te débrouilles pour faire coller ça avec ta
cohérence, ta rectitude? (Silence) J’aurais dû m’en douter,
j’aurais dû suivre mon instinct, quand Hervé m’a proposé d’ouvrir
ce théâtre avec toi. Il y avait quelque chose, au fond de moi, qui
me criait “ne le fais pas”! Sans savoir pourquoi, c’était un rejet
confus, mais tellement fort... J’aurais du m’écouter, au lieu d’essayer
d’être rationnelle, de me dire: Claire est quelqu’un de formidable,
elle est compétente, elle a du talent... Voilà ce que c'était, ton
talent! Tu m’as tout pris. Et le pire, c’est que tu ne l’as même
pas fait par cynisme, par calcul, non, pas du tout! Tu ne t’en es
même pas rendu compte, tellement tu t'aveugles toi-même! Ça te devient
naturel, de marcher sur les autres, tu trouves ça normal, puisque
tu es le centre de l’univers! La plus belle, la plus intelligente,
la plus cultivée, la plus charmante! Tu ne penses qu'à toi. Tu crois
faire le bien, tu ne fais que nourrir ton immense ego. T'as détruit
toutes les personnes qui étaient autour de toi. Toutes! Hervé le
premier. Ça dure depuis combien de temps? (Silence) Réponds-moi!
(Silence) Tu as tout gâché, oui: gâché! Tu as traîné Hervé
de ton côté, tu l’as manipulé! Tu prêches la liberté et tu ne permets
pas aux gens de s'écarter d'un millimètre de ce que tu as prévu
pour eux! Tu lui as mis dans la tête qu’il était un génie. Tu l’as
entraîné dans tes délires, vous vous êtes monté la tête l’un l’autre,
vous vous êtes persuadés que vous étiez au dessus des gens normaux…
Vous avez fait le désert, autour de vous, vous vous suffisiez à
vous même. Vous vous prenez pour des dieux... Les deux metteurs
en scène du siècle! Mais regardez-vous! Revenez sur terre! Qu’est-que
vous avez fait qui justifie votre maudit orgueil? (Silence)
Vous n’êtes personne! Vous ne serez jamais personne! Tu es une ratée!
Tu n’arriveras jamais à rien! Tu es incapable de porter un regard
sur l’existence des autres! (Silence) Vous avez pensé à
moi, un instant? Vous vous êtes posé la question? Hein?! Réponds-moi!
Tu as pensé, à moi? (Silence) Mais non, bien sûr, puisque
tu ne fais que ce que tu as envie de faire! Tu avais envie de Hervé,
tu l'as pris, c'est tout! Depuis quand ça dure, cette saloperie?
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CLAIRE: |
Depuis notre première rencontre. Avant de te connaître, bien avant
de décider d’ouvrir ce théâtre. Je l’aime depuis toujours. Avant,
je n’osais pas me l’avouer.
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LYDIE: |
Qu’est-ce que tu veux dire par là? Que tout est excusé par la noble
cause de l’amour, que c’était donc ton droit de me prendre mon homme,
de me trahir, de...
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CLAIRE: |
Je ne veux pas dire ça. Je ne veux surtout pas me justifier, je
ne te demande même pas de me pardonner. C’est vrai, tout ce que
tu m’as dit. Je ne me défends pas de tes accusations. Je suis bourrée
de contradictions. Je suis un être imparfait, j’en suis beaucoup
plus consciente que tu ne crois. Ça ne m'empêche pas de penser que
je peux faire quelque chose de bien de ma vie.
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LYDIE: |
J’en ai assez de tes beau discours, Claire! N’essaye pas de me coincer
avec ta foutue dialectique de merde! Mais comment tu oses... comment
tu oses ouvrir la bouche, après ce que tu as fait! Aie le courage
de regarder les choses en face, comme elles sont! Tu m’as fait la
pire des saloperies...
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CLAIRE: |
Oui! Je le sais!
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LYDIE: |
Qu'est-ce que vous allez faire, maintenant? (Silence) Oh,
mon Dieu! Maudit soit le jour où j'ai décidé d'ouvrir ce théâtre!
J'y ai laissé ma vie...
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STÉPHANIE (ouvre la porte): |
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Coucou!
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CLAIRE: |
Bonjour, Stéphanie!
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STÉPHANIE (lui tend un petit paquet cadeau): |
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Petit cadeau de première...
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CLAIRE: |
Merci, Stéphanie...
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STÉPHANIE: |
Bonjour, Lydie!
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LYDIE: |
Salut...
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STÉPHANIE: |
Tu ne l'ouvres pas?
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CLAIRE: |
Si, si... bien sûr... c'est que... je ne m'y attendais pas... (elle
ouvre le paquet: c'est un petit Arlequin) C'est mignon... merci...
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STÉPHANIE: |
Ça te plaît?
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CLAIRE: |
Beaucoup...
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STÉPHANIE: |
Je voulais un symbole du théâtre...
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CLAIRE: |
Merci, Stéphanie...
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STÉPHANIE: |
C'est moi qui te remercie, Claire... Je tenais à te le dire... combien
ça a été important, de travailler avec toi... Je voulais presque
arrêter, il y a quelques mois... après l'histoire de Georges...
J'avais envie de tout plaquer et de partir vivre à la campagne.
Je me disais que ce que je faisais n'avait aucun sens, que j'étais
nulle... Je voulais que ma fille grandisse au contact de la nature,
j’avais envie de lui donner de vraies valeurs... Et puis, voilà,
tu m'as redonné confiance en moi, et puis ce spectacle... quoi qu'il
advienne! Et peut-être même cette histoire de droits, justement...
le fait de te voir te battre comme ça, pour ton idéal, comme si
c'était une question de vie ou de mort, voilà... Tout ça m'a fait
comprendre un peu plus pourquoi je fais ce métier... Bon, voilà...
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CLAIRE: |
Excuse-moi, je suis émue, je ne sais plus quoi dire...
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FLAVIAN (jette un coup d'oeil dans la salle,
puis se retourne vers l'extérieur): |
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Oui, elle est là!
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Valère rentre suivi de Isidore et de Pascal, en procession, chacun
portant un cadeau. Pascal et Lydie échangent un regard. |
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VALÈRE: |
Nous voici, venus de loin, par monts et par vaux, guidé par la lumière
de tes yeux, prostrés à tes pieds te rendre hommage, reine cruelle!
(Il lui tend un paquet) Pour toi, sublime créature...
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Claire ouvre le paquet, c'est une boîte: elle ouvre le couvercle,
et en sort un petit bonhomme à ressort. Elle rit doucement. |
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STÉPHANIE: |
Ah! Que c'est drôle! Fais voir...
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CLAIRE: |
Merci, Valère!
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VALÈRE: |
Merci à toi, ma belle! (ils se font la bise)
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ISIDORE (lui tend un petit bouquet de roses rouges): |
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Merci pour ce travail, Claire...
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VALÈRE: |
Bonjour, Lydie...
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LYDIE: |
Bonjour, Valère...
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STÉPHANIE: |
Oh-oohh... des roses rouges comme la passion!
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CLAIRE: |
Elle sont magnifiques... J'adore qu'on m'offre des fleurs...
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VALÈRE: |
Oh, des roses, des roses... c'est banal, des roses... Ça va, toi,
ma petite Stéphanie?
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STÉPHANIE: |
Je suis paralysée par le trac...
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VALÈRE (soulevant Stéphanie dans ses bras): |
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Et moi je vais te le faire passer! Tu vas voir! On va se préparer!
(Il sort en coulisse avec Stéphanie)
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CLAIRE: |
Je suis très touché, Isidore... (Ils se font la bise) Merde!
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Isidore sort en coulisse. Claire reste dans la salle avec Lydie
et Pascal qui, très gêné, lui tend son cadeau. |
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PASCAL: |
Voilà le mien. C'est un livre.
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CLAIRE: |
Merci, Pascal. (Elle ouvre le paquet) Oh, c'est génial!
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PASCAL: |
J'espère que tu ne l'as pas, déjà...
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CLAIRE: |
Non, non, merci beaucoup...
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PASCAL (allant vers les coulisses): |
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De rien...
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CLAIRE: |
Je te l'avais dit, que j'avais une passion pour De Filippo?
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PASCAL: |
Oui...
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CLAIRE: |
Et tu t'en es souvenu... c'est adorable! (Pascal fait encore
un pas vers les coulisses) Toi aussi, tu aimes?
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PASCAL: |
Oui, c'est l'un de mes auteurs préférés...(Il essaye à nouveau
de partir)
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CLAIRE: |
Attends... Tu ne m'embrasses pas?
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Après une hésitation, Pascal s'approche d'elle. Ils se font la
bise. |
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CLAIRE: |
Merde!
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PASCAL: |
Merde!
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Il sort en coulisse, le plus vite possible. Flavian entre dans
la salle. |
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FLAVIAN: |
Claire... j'ai sorti les billets mais je ne trouve pas le carnet
de détaxes...
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LYDIE: |
Laisse, Flavian, je m'en occupe. Oh mon Dieu, je m'en étais pas
rendu compte, c'est déjà l'heure d'ouvrir la caisse.
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FLAVIAN: |
J'ai tout mis sur la table du bureau.
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LYDIE: |
Parfait, merci. Les programmes aussi?
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FLAVIAN: |
Oui, mais je n'ai pas eu le temps de les plier.
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LYDIE: |
Viens avec moi, alors. (A Claire) Surtout, tu ne dis rien à Hervé:
je ne veux pas de discussions maintenant, ce n'est pas le moment.
(A Flavian) Allez, on se dépêche, les gens vont bientôt commencer
à arriver.
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FLAVIAN (à Claire): |
Dès que j'ai terminé je reviens...
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CLAIRE: |
Ça va aller, Flavian...
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Lydie et Flavian sortent. Claire ramasse les papiers des cadeaux,
Stéphanie entre. |
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STÉPHANIE: |
Claire, c'est la catastrophe, j'ai oublié ma trousse de maquillage...
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CLAIRE: |
C'est pas grave, Stéphanie. Attends, je peux peut-être te dépanner...
(elle cherche dans son sac)
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STÉPHANIE: |
C'est sûrement pas les bonnes couleurs...
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CLAIRE: |
Regarde... J'ai de la poudre transparente, ça peut peut-être aller...
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STÉPHANIE: |
Oui, ça, peut-être... Fais voir le rouge... Oh, mais c'est trop
con! Je suis une imbécile!
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CLAIRE: |
Mais non, ça arrive, c'est pas grave...
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STÉPHANIE: |
T'as pas du mascara waterproof?
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CLAIRE: |
Non, j'ai du normal...
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STÉPHANIE: |
Ça n'ira pas, je pleure... Oh, c'est trop bête...
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CLAIRE: |
Écoute, je vais dire à Flavian d'aller t'en acheter, s'il en a le
temps...
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STÉPHANIE: |
Il faut du waterproof noir de "Lancôme"...
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HERVÉ (entrant dans la salle): |
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Qu'est-ce qui se passe?
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CLAIRE: |
Rien.
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HERVÉ: |
Non, pas rien, je viens de croiser Lydie, il est arrivé quelque
chose.
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CLAIRE: |
Oui.
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HERVÉ: |
Quoi?
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CLAIRE: |
Rien.
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HERVÉ: |
Bon, d'accord, j'ai compris. (Un temps) On vérifie les
lumières?
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CLAIRE: |
D'accord.
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STÉPHANIE: |
Claire, je te prends ça.
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CLAIRE: |
Oui, oui, prends ce que tu veux.
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HERVÉ: |
Bonjour, Stéphanie. Ça va?
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STÉPHANIE: |
Mieux vaut ne pas poser la question. Tu n'oublie pas de demander
à Flavian, hein, Claire?
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CLAIRE: |
Ne t'inquiètes pas.
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STÉPHANIE: |
Noir, de "Lancôme".
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CLAIRE: |
Oui, oui...
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HERVÉ: |
Je vais passer les effets et tu me dis si ça va.
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CLAIRE: |
D'accord.
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HERVÉ: |
Claire… Ça va être un grand spectacle. |
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